Je suis arrivée à La Borie un peu par hasard, avec l’envie de découvrir de nouveaux horizons et me retrouver dans le silence qu’offre la nature.
Les premières personnes que je rencontre dans cette communauté autogérée sont trois adolescentes de seize ans, venues passer leurs vacances en woofing. J’ai été immédiatement touchée par leur lucidité, leur capacité à se poser des questions sur leur rapport au monde, à la nature, à l’avenir. Malgré un climat anxiogène, elles choisissaient d’agir, de se relier et de trouver du sens dans des actions simples.
La série se concentre sur une jeunesse lucide et résiliente, parfois spirituelle, qui cherche à réinventer sa manière d’exister. Ces jeunes explorent des modes de vie alternatifs, interrogent le collectif, apprennent à apprivoiser le calme et l’ennui. Je documente ces moments suspendus, autant d’instants de douceur qui deviennent une autre forme d’engagement : celle du soin, du lien et de la présence au vivant.
La nature occupe une place centrale, à la fois refuge et miroir. Elle devient le terrain d’un apaisement possible, un espace où l’on peut, sans effort, être avec soi et avec les autres. Juste être. Je tente de montrer une réconciliation avec le monde naturel, comme un calme retrouvé, non seulement au milieu du chaos, mais avec le chaos.  La Borie est un travail sur la résilience et le temps suspendu, un espace où s’entrelacent engagement et repos, introspection et lien collectif. 
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